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    La Chanupa

    Prenons quelques instants pour nous déposer dans le silence, ouvrir notre cœur et nous approcher avec respect de cet enseignement sacré transmis par le peuple Lakota.

    La Chanupa est la pipe sacrée du peuple Lakota. Bien plus qu’un simple objet, elle est considérée comme un être vivant et sacré. Son gardien en prend soin avec le même respect et la même attention que ceux accordés à un enfant.

    Selon la tradition, la Chanupa fut offerte au peuple Lakota par la Femme Bison Blanc, qui leur enseigna la manière de prier et de vivre en harmonie avec le Grand Mystère.

    Avant d’être utilisée, la Chanupa est accueillie avec respect. Chaque partie de la pipe possède une signification profonde : le foyer représente le principe féminin, tandis que le tuyau symbolise le principe masculin. Lorsqu’elle n’est pas utilisée, elle est conservée dans un étui qui lui est dédié. Elle repose avec de l’herbe à bisons, utilisée pour la protéger des énergies négatives, tandis que le foyer est recouvert d’une feuille de sauge.

    Vient alors le temps de la préparation. Chaque élément est purifié à l’aide de l’herbe à bison ou de la sauge blanche. La pipe est ensuite chargée avec les herbes sacrées destinées à être fumées. Ce chargement s’effectue en sept étapes, en invoquant successivement les Sept Directions : l’Ouest, le Nord, l’Est, le Sud, le Ciel, la Terre et le Cœur. Des chants accompagnent ces invocations, faisant de ce moment une cérémonie profondément sacrée.

    Lorsque la Chanupa est prête, la prière peut être adressée simplement en la tenant contre son cœur ou en la fumant. La fumée qui s’élève emporte alors les intentions et les prières vers le Grand Esprit. C’est un temps de communion avec les Esprits, de gratitude et de recueillement, où chacun est invité à se relier au vivant dans toutes ses dimensions.

    Lorsque la cérémonie touche à sa fin, la pipe est démontée avec respect puis rangée dans son étui. Afin de préserver sa pureté, elle est régulièrement nettoyée avec de l’eau frémissante et du cèdre, selon les usages traditionnels.

    Que l’esprit de la Chanupa nous rappelle l’importance de marcher avec respect sur la Terre, de garder notre cœur ouvert et d’honorer les liens sacrés qui nous unissent à toute forme de vie. Prenons un instant pour remercier en silence avant de poursuivre notre chemin.

    Témoignage d’Élodie

    Le 18 mars, je suis partie rejoindre Céline pour un stage sur mesure les 19 et 20 mars.
    Un rendez-vous pour se rencontrer.
    Pour rencontrer ma voix.
    Pour confirmer ma voie.

    Accompagnée par les énergies de la nouvelle lune et de l’équinoxe de printemps, j’ai plongé dans des espaces intérieurs insoupçonnés.

    Je n’ai pas chanté comme une diva.
    Mais j’ai compris.
    Un blocage profond était ancré en moi.
    Quelque chose de plus vaste demandait à être libéré.
    Cette libération sera lente…
    La patience et bienveillance seront mes amies.
    J’ai confiance en demain.

    J’ai rencontré mon nouveau tambour à double peau : Anwen, compagne de ma guérison.
    Compagne de ma connexion à mon moi intérieur. Et qui révélera encore tant de secrets.

    Je repars de ces deux jours avec des réponses.
    Avec des confirmations.
    Avec une confiance en moi renouvelée.

    Des lendemains pleins de promesses.
    Des envies ravivées.
    Un élan de renouveau.
    L’élan d’incarner ma vérité.
    De m’affirmer.
    D’exister sans m’excuser.
    Sans quémander ma place.

    Je mérite d’être telle que je suis.
    Je mérite de briller.
    Et je le manifeste pleinement.

    Aujourd’hui, je m’accueille dans toute ma complexité.
    Cette femme-médecine aux multiples facettes : un peu sorcière, un peu druidesse, un peu chamane, un peu alchimiste, un peu prêtresse.
    Une femme qui peut sembler sûre d’elle et pourtant si timide.
    Une femme au cœur tendre, sensible, émue par la beauté et touchée par les horreurs du monde.

    Cette femme du « seuil », qui a enfin compris que la lumière a besoin de l’ombre pour exister.
    Car tout est question d’équilibre

    Je remercie de tout mon cœur Céline pour son accompagnement sur mesure, sa joie de vivre communicative et surtout pour tous les soins qualitatifs apportés.
    Je remercie sincèrement Samana pour la naissance d’Anwen, tambour fait par une femme, pour une femme. Un tambour de soin au féminin
    Merci

    Élodie

    Un chemin de résilience

    Jérôme a 54 ans. Avant son accident, il menait une vie professionnelle active. À travers son histoire, Jérôme montre que la résilience se construit pas à pas, et que chaque progrès, même minime, est déjà une victoire. 

    La résilience, c’est la capacité à continuer à vivre. Ce n’est pas oublier les épreuves mais vivre avec et se reconstruire progressivement. En 1983, j’ai eu un grave accident de voiture qui a provoqué des lésions cérébrales et des difficultés pour marcher et parler. Quelques années plus tard, j’ai eu un AVC. Grâce aux kinésithérapeutes, j’ai pu réapprendre à marcher et à parler. Les premières personnes qui m’ont aidé ont été ma mère et ma sœur. Elles ont toujours été là, physiquement et moralement.

    Le handicap m’a appris la patience, la persévérance et surtout l’écoute de mon corps. Beaucoup de choses que l’on considère comme simples sont en réalité de véritables victoires. J’ai décidé de vivre à la Villa Laura pour gagner en autonomie et reprendre confiance en moi. J’ai réussi à reconstruire mon quotidien, notamment en recréant une vie sociale et en échangeant avec ma famille et mes amis. Dans ma vie, j’ai trouvé plusieurs solutions pour m’adapter, comme le vélo. J’utilise aujourd’hui un vélo électrique, car je ne peux plus faire de vélo classique. Je vois mon avenir avec espoir. La Villa m’apporte beaucoup en termes de progrès, comme l’autonomie. J’espère, dans un futur proche, reprendre un appartement tout seul. 

    Je voudrais dire aux personnes qui traversent des épreuves de toujours garder la tête haute. Le moral, c’est ce qui nous aide à garder la force. Être entouré, s’écouter… La résilience ne se construit pas en un jour : c’est un long chemin. L’espoir et les possibilités existent toujours. 

    Bonjour DIEU

    Moi : Bonjour Dieu

    Dieu : Bonjour

    Moi : Je tombe en morceaux. Peux-tu me réparer ?

    Dieu : Je ne préférerais pas.

    Moi : Pourquoi ?

    Dieu : Parce que tu n’es pas un puzzle.

    Moi : Pourtant regarde toutes les pièces de ma vie qui tombent par terre !

    Dieu : Laisse-les là pour l’instant. Elles tombent pour une raison. Laisse-les par terre un moment et alors seulement tu décideras si tu as besoin de reprendre l’une de ces pièces.

    Moi : Tu ne comprends pas ! Je me disloque !

    Dieu : Non, tu ne comprends pas. Tu te transcendes, tu évolues. Ce que tu ressens ce sont des douleurs de croissance. Tu es en train de te débarrasser des choses et des gens qui te retiennent en arrière dans ta vie. Les pièces ne tombent pas. Elles se mettent en place.
    Détends-toi. Prends une profonde respiration et laisse tomber toutes ces choses dont tu n’as plus besoin. Arrête de t’accrocher à des pièces qui ne sont plus toi. Laisse-les tomber. Laisse-les partir.

    Moi : Si je fais ça, que me restera-t-il ?

    Dieu : Seulement les meilleures parties de toi.

    Moi : J’ai peur de changer.

    Dieu : Je ne cesse de te le dire : TU NE CHANGES PAS ! TU DEVIENS !

    Moi : Je deviens QUI ?

    Dieu : Tu deviens Qui je t’ai créé à être ! Une personne de Lumière, d’Amour, de Charité, d’Espoir, de Courage, de Joie, de Pardon, de Grâce et de Compassion.
    Je t’ai créé pour tellement plus que ces parties creuses dont tu avais décidé de te parer et auxquelles tu t’accroches avec tellement d’avidité et de peur.
    Laisse ces choses tomber de toi. Je t’aime ! Ne change pas ! Deviens ! Qui je veux que tu sois.
    Qui je t’ai créé. Je vais continuer à te le répéter jusqu’à ce que tu t’en souviennes.

    Moi : Encore une pièce qui part.

    Dieu : Oui. Laisse comme ça.

    Moi : Alors…Je ne suis pas cassé ?

    Dieu : Non, mais comme l’aube, tu brises l’obscurité. C’est un jour nouveau. Deviens !!! Deviens qui tu es vraiment !

    Traduction en français de cet auteur : John Roedel – A short writer

    Rencontre avec Sharon au Centre du Vent d’Autan

    J’ai rencontré Sharon il y a environ deux ans par l’intermédiaire de Jimmy avec qui j’ai suivi quatre stages sur le chamanisme et qui m’a amené sur cette voie.

    Je vous laisse lire l’histoire de Sharon qui explique comment elle a découvert et décidé de suivre la voie rouge…

    « J’ai découvert l’Aveyron et Najac dans les années 90 dans le cadre de mes activités de chanteuse et musicienne. J’y venais une à deux fois par an pour chanter et jouer au Dobro, un café musique installé à Sourbins (hameau de Najac) et qui programmait à l’époque des concerts blues et rock. »
    A cette époque, j’étais engagée dans la voie du bouddhisme depuis plus de 20 ans et mon cheminement spirituel avait déjà une place essentielle dans ma vie. C’est alors que mon chemin a croisé celui de Barbara Mainguy et Lewis Mehl-Madronna.
    C’était en 2012, lors d’une conférence donnée par Lewis auprès d’un public de conteurs dont je faisais partie.

    Lewis m’a ouvert la porte de la culture et de la spiritualité Lakota et c’est lui qui m’a invité en 2014 à participer à ma première Danse du Soleil (cérémonie Lakota) aux États-Unis.
    La Danse du Soleil est une cérémonie, un rituel collectif de prière qui se passe une fois par an pendant l’été. Les Danseurs du Soleil (Sundancers), qui ont des demandes à adresser au Grand Esprit, attirent son attention par des souffrances corporelles et mentales qu’ils offrent tout au long de la cérémonie. Ils ne mangent ni ne boivent pas pendant les 4 jours et 4 nuits de la Danse. D’une manière générale, on participe à la Danse pour venir en aide à un membre de la famille ou à un ami proche se trouvant dans le besoin ou souffrant d’une maladie.

    En 2015, les Esprits m’ont dit « Wake up the earth! ». Je n’ai pas compris tout de suite que cela voulait dire. « Fais-en un lieu de cérémonies pour redonner à la terre toute sa puissance ! »
    J’ai construit la hutte de sudation en 2016, dans un esprit communautaire avec l’idée de la mettre à la disposition de « Verseurs d’eau »*. Je suis devenue moi-même Verseuse d’eau en 2018.

    Verseurs d’eau : personnes habilitées à animer une cérémonie de Hutte de Sudation Inipi après avoir réalisé un parcours de formation impliquant 4 années de danse et de quêtes de vision, la connaissance des chansons prières Lakota et d’avoir reçu la permission d’un ancien verseur d’eau.


    Centre du Vent d’Autan

    Sharon propose différents stages à Sourbins ainsi que des cérémonies d’Inipi (huttes de sudation), plus d’informations et toutes les dates sur son site

    Ma vision du bonheur

    Je crois m’être connectée à l’énergie du bonheur le jour où j’ai été mère. Lorsque j’ai vu ce petit être qui vit, respire et qui n’est qu’amour et partage. Je suis maman de deux enfants extraordinaires (adultes aujourd’hui) qui m’apprennent chaque jour ce qu’est le bonheur, qui me montrent parfois quand je m’égare et m’éloigne de lui. 

    L’amour inconditionnel

    Seule une âme ayant atteint un haut niveau de spiritualité sera véritablement capable de se défaire de tout mental et égo pour pardonner tout à la personne qui lui est destinée, sans limite.

    Seul le véritable Amour Inconditionnel a cette faculté de ne plus être dans le jugement et l’amour finira toujours par tout guérir.

    Olivier Bouch